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Titre de son oeuvre : Les Perles d'Allaya (voir la critique) Genre : Fantasy Résumé de l'oeuvre: Au cœur du Dashan existe un Héros béni des dieux : Munde Shayapan. Il a juré allégeance au Maharadjah et, depuis, la Voie de l'Honneur dicte sa vie. Chacune de ses aventures est devenue mythique, chacun de ses faits d'armes nourrit le peuple d'espoir et de confiance. Ainsi, nombreux sont les aventuriers à se presser aux portes du Tournoi qui déterminera les guerriers dignes d'accompagner le Héros du Dashan dans sa prochaine quête : la recherche des Perles d'Allaya. Selon les légendes, elles reposeraient au cœur de Bushira, cette sombre jungle dont jamais personne n'est revenu. En entreprenant un tel périple, Munde Shayapan tente d'obtenir la seule chose qui lui ait été refusée jusqu'à présent : la Liberté. Mais le prix à payer ne se révèlera-t-il pas trop élevé ? |
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L'interview : - Une question inévitable pour débuter cette interview, comment vous est venue l’idée des Perles d’Allaya ? Je m’étais dit qu’un jour j’écrirai une histoire à la R.E. Howard, comme ça, pour voir. J’ai d’abord fait quelques pages et j’ai constaté une chose : écrire une histoire « à la Conan le barbare », sans le personnage d’origine, cela n’avait guère d’intérêt. Alors j’ai tout laissé en plan. Un peu par hasard je me suis documenté sur l’Inde et l’idée est venue très rapidement. Je voyais quel cadre poser afin d’y développer une histoire de Sword and Sorcery (j’aime ce terme désuet), tout en préparant une surprise à la sauce curry. Ensuite, la lecture d’Ivanhoé de Walter Scott a fini de débloquer les vannes de l’Imaginaire. - La caractérisation de vos personnages interpelle le lecteur ; en rencontrant Munde Shayapan, on se heurte aussitôt à son prédécesseur, Conan. Cette figure a-t-elle influencée la personnalité de vos protagonistes, voire le cheminement de votre roman ? Etait-ce difficile de s’inscrire dans le sillage de Robert E. Howard ? Flûte, cela m’apprendra à lire toutes les questions avant de commencer à répondre. - Vous étayez avec un soin particulier les relations humaines, à travers la politique notamment, était-ce important d’ancrer votre monde, en cherchant à renouveler le genre ? Il s’agit d’une des difficultés premières des littératures dites de l’Imaginaire, proposer un monde inconnu au lecteur, parfois des plus bizarres, sans devoir lui faire ingurgiter une encyclopédie de A à Z. L’intérêt de présenter ce monde à travers les personnages est triple : vous caractérisez les personnages, vous expliquez la société et par la fenêtre le lecteur peut voir quel temps il fait, il s’ouvre sur l’extérieur. Il est certain que comparer à une nouvelle d’Howard, le monde des Perles d’Allaya est plus fouillé, mais il s’agit d’un roman, ce n’est pas la même catégorie. La force d’Howard était celle de vous transporter ailleurs d’un seul jet. Par conséquent, il me semblait intéressant de procéder autrement, avec une immersion progressive, avant que le spectacle commence. - En parlant d’univers, on sent à chaque page les fragrances de l’exotisme. A plusieurs reprises, vous mêlez aux quêtes occidentales les influences orientales. Pourquoi un tel choix ? En cela, je ne fais preuve que partiellement d’originalité. Une histoire de Sword and Sorcery est classiquement dépaysante ou exotique. Mais il est vrai que le regard porté par les personnages sur le cadre de leur aventure est souvent celui d’un étranger de passage (Conan) ou d’un vieil habitué (Fafhrd et le Souricier gris à Lankhmar). Avec les Perles d’Allaya, Munde Shayapan n’est ni plus ni moins que le Héros du Dashan, cela fait de lui une source de première main. Néanmoins, il reste un étranger à ce monde, on fait de la Sword and Sorcery ou on n’en fait pas ! - On remarque tout au long du roman la place ambiguë des femmes, vues comme une distraction pour les hommes selon les chapitres. Que pensez-vous des rôles féminins dans votre roman ? Le Héros est présenté comme un surhomme, on peut même dire qu’il est « surviril », quelle santé ! En cela, il incarne presque outrancièrement le héros type d’une aventure de Sword and Sorcery. Le rôle des femmes est effectivement en opposition complète avec ce personnage. Mais si vous lisez le roman, vous comprendrez pourquoi. - Par ailleurs, quelles scènes vous procurèrent le plus de plaisir, ou au contraire le plus de difficultés ? Rien n’est facile, un bon style rend la lecture fluide. Mais Seigneur que c’est compliqué de faire simple ! Je confesse avoir apprécié suer avec Munde Shayapan face au Bushiran (ben oui, faut lire le livre pour comprendre là). Je me rappelle, concernant les contraintes, les multiples vérifications à effectuer pour toute la partie du tournoi, la traque aux incohérences. - Avec le recul, comment considérez-vous Les Perles d’Allaya ? J’estime ne pas avoir assez de recul, dans six mois peut-être. Il faudra d’abord que je le relise. - Si vous acceptez de nous en toucher quelques mots, pourriez-vous nous parler de vos projets futurs ? Et, notamment, retrouverons-nous Munde Shayapan ? Des projets, c’est assez facile de s’en trouver. Des projets que l’on envisage de concrétiser, déjà cela réduit le nombre de candidats. J’ai cette fâcheuse tendance à ne parler d’un projet que lorsque je suis presque sûr de pouvoir me lancer dedans. Je travaille surtout dans le Jeu de Rôles en ce moment, avec mes camarades du Grimoire. J’écris quelques nouvelles, aussi. Munde Shayapan est un grand garçon je n’ai pas peur de le laisser tout seul. Mais du coup, il est capable de venir s’imposer dans mon traitement de texte. - J’ai lu en parcourant le net que vous étiez un fervent rôliste, de manière plus générale, quels centres d’intérêt vous ont lancé dans la Fantasy ? Le Jeu de Rôles est un moteur de l’Imaginaire, un vrai booster ! La lecture, le cinéma, la musique, quant on y regarde bien, beaucoup de choses relèvent de la Fantasy. Après, c’est une question d’appréciation. - Vous possédez un blog pour le moins actif, dans lequel vous véhiculez les informations liées à votre travail (et bien d’autres choses !) ; dans quelle mesure internet est-il important pour vous, que ce soit à travers la recherche ou le contact avec vos lecteurs ? Déjà, s’il n’y avait pas Internet, cette interview n’aurait jamais eu lieu. C’est un formidable outil d’information et de communication, je crois que tout le monde en conviendra. Mais il faut garder à l’esprit que cela ne remplace pas le dialogue en live et en public. D’ailleurs, il n’y a rien de plus facile de se fâcher avec quelqu’un à cause d’un mail mal interprété ou mal écrit. J’espère que je ne vexe personne ? - Question rituelle : dans le registre de la SFFF (Science-fiction, Fantasy, Fantastique), pouvez-vous nous révéler vos auteurs et livres préférés ? C’est vrai que ça revient souvent ça, mais même les patineurs ont des figures imposées. Voilà trois anglophones et trois francophones : Barbara Hambly, Lucius Shepard, Fritz Leiber, Thierry Di Rollo, Laurent Kloetzer et Antoine Volodine. - Concernant vos méthodes, avez-vous certains tics avant de plonger dans l’écriture ou est-ce selon l’inspiration du moment ? Des Tocs peut-être plus que des Tics, et j’ai un frigo particulier. L’inspiration, elle, elle fait ce qu’elle veut, majeure et vaccinée la gamine. - Que pourriez-vous conseiller à une personne se lançant dans l’édition ou l’écriture ? « Vous qui entrez, laissez toute espérance »… mais non, on rigole aussi. Faut se demander pourquoi on écrit, pour qui etc. Après, si vous n’avez toujours pas la réponse, c’est peut-être que vous êtes sur la bonne voie. - Y a-t-il une chose que vous aimeriez ajouter, pour clore cette interview ? Longue vie à Utopie ! |