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Harry Potter

 

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Titre original : Harry Potter à l'école des sorciers

Réalisé par : Chris Colombus

Avec: Daniel Radcliff, Rupert Grint, Emma Watson, Richard Harris, Alan Rickman

Genre : Fantastique, Famille, Aventure

Année de production : 2001

Film américain.

Synopsis :

Harry Potter, un jeune orphelin, est élevé par son oncle Vernon et sa tante Pétunia qui le détestent. Alors qu'il était haut comme trois pommes, ces derniers lui ont raconté que ses parents étaient morts dans un accident de voiture. Le jour de son onzième anniversaire, Harry reçoit la visite inattendue d'un homme gigantesque se nommant Rubeus Hagrid. Celui-ci lui révèle qu'il est en fait le fils de deux puissants magiciens et qu'il possède lui aussi d'extraordinaires pouvoirs. C'est avec joie que le garçon accepte de suivre des cours à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie. Il a enfin la chance de se faire des amis. Blâmé par le professeur Severus Rogue qui lui enseigne les potions et protégé par Albus Dumbledore, le directeur de l'établissement, Harry va tenter d'élucider le mystère de la pierre philosophale.

 

Critique personnelle du film :

Harry Potter

Voilà un nom qui soulève bien des foules, des enthousiasmes, des critiques et des éloges. Dans cette efflorescence de sentiments, on ne s'étonne plus de trouver quelques filons marquetings, produits formatés destinés à la société de consommation. Jeu de rôle, jeu vidéo, jeu de cartes, posters, encyclopédies plus ou moins complètes, sites, blogs, salons et autres dérivés, la machine potterienne avale la substance populaire. Quoi de plus normal, dans ce contexte, d'apprécier une adaptation cinématographique ? Chris Colombus prenait donc possession du livre pour le projetter dans les salles obscures, un pari qui ne ne manque pas d'audaces, compte tenu des remugles entourant le roman.

On pourrait disserter longtemps sur un tel film, s'attardant sur les points négatifs comme les points positifs, toutefois nous ne disposons pas d'un temps de parole infini, ni d'une brulante envie d'étayer cet univers. Aussi ferons nous court. Première remarque : les scénaristes ne s'achoppent pas aux difficultés et reprennent scrupuleusement la trame du livre, vouant une déférence bienvenue à J.K Rowling. Les fans verront là une source de satisfaction : les grands moments ne trompent pas, les fourches du scénario non plus ; l'équipe, soucieuse de fidéliser son public, réussit à s'approprier la saga potter en dosant habilement les chutes incisives, la découverte de l'univers et les instants propres à la détente.
Ce cocktail savoureux ravira à n'en pas douter les puristes mais ne déridera pas les spectateurs les plus critiques ; car Harry Potter reste un film gentillet, dont on retiendra aussi bien les discours dégoulinant de bons sentiments que les plans dignes d'une carte postale. Bien que l'équipe s'essaye aux ambiances sombres, voire angoissantes, un sourire ne cesse de fendre notre visage : comment imaginer une fin triste avec des personnages à ce point lisses, valeureux, pétris de bravoure et de valeurs ? Non, les adorateurs de films nuancés, dotés de protagonistes oscillant entre deux eaux passeront leur chemin, assurément. Mais les autres, qui désirent passer un agréable moment, en remisant peut-être leurs a priori, sauront trouver leur détente.
Toutefois, ne soyons pas naïfs : la réalisation demeure assez plate, Chris Colombus restant traditionnel, n'ajoutant pas une pincée de folie à sa production ; c'est beau, mais guère renversant.

Des occasions de s'amuser, le film en fournit assez pour alimenter en actions la moitié d'hollywood. En effet, il s'avère difficile de s'ennuyer durant la projection, le film étant dénué de longueurs ou de passages à vide. L'ambivalence des scènes propose aux spectateurs un éventail varié, qui réjouira à la fois les amateurs d'envolées technologiques et les friands de décors. Bringueballé entre les matchs de quiddich, dont le rythme reflète bien le teneur du jeu, les divers cours, la forêt interdite, les corridors de poudlard ou les salles d'épreuve, on ne saurait nier l'abondance de plans ! Quand bien même ne serions nous pas fans des livres, cette immersion dans l'imaginaire de l'auteur contente.
L'ensemble est servi par une ambiance mystique, une bande sonore, signée John Williams, mariée parfaitement aux scènes, un soin apporté aux lieux, aux cadres, aux personnages, révélant une attention toute particulière.
Le jeu des acteurs, quant à eux, file le charme du film : on aurait pu redouter la prestation de si jeunes interprêtes, mais ils s'en sortent plutôt bien tandis que les adultes, eux, font montre d'un grand talent. Que dire de Robbie Coltrane, dont le personnage Hagrid prendra vie devant nous ? Mais la plus agréable surprise, celle qui m'a véritablement conquis, reste la présence d'Alan Rickman. Sous ses traits, Rogue volerait presque la vedette au jeune Daniel Radcliffe, tant son charisme imprègne les scènes.

En concis, voici un film intéressant, fidèle au livre de l'auteur et qui, malgré les ellipses ou l'absence de certaines scènes, parvient à retranscrire l'âme du roman. Sans être un film parfait, mais la perfection existe-t-elle ?, nous savourons donc une oeuvre de qualité, assez différenciée de la saga pour renouveller l'intérêt des fans.

 

Note finale : 3.5/5

Sahagiel