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Auteur : Carol Berg (voir sa biographie) Genre : Fantasy Résumé du premier tome : Seyonne n'a pas toujours été esclave. |
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Critique personnelle du tome : En quatrième de couverture, on nous annonçait un livre à mi-chemin entre Robin Hobb, Fiona Macintosh ou même R.E Feist ; une éloge à double tranchant, qui pouvait étonner comme rendre sceptique. En lice : un premier tome de trilogie qui pourrait prétendre au titre de one-shot, une couverture soignée et des propos flatteurs, eh bien, voilà de quoi titiller notre intérêt ! L’auteur nous pose un véritable dilemme. Si les premiers chapitres, disons même la première partie du roman, s’annonçaient véritablement attractifs, la seconde moitié s’avère plus prévisible et linéaire, utilisant des archétypes mille fois revus. Et pourtant, il regorge de qualités ! Le contexte culturel exotique et fouillé, qui nous invite dans un pays quasi oriental et dont les valeurs guerrières construisent un cadre sociétal savoureux, se dessine au fil des pages : découvrir les coutumes Dherzi, leurs légendes, leur hiérarchie familiale et communautaire cohérente, et les thèmes aussi variés qu’intéressants (entre autres choses : esclavagisme, déracinement, pureté du corps ou de l’âme, rapport didactique) vaut le détour. Quel élément pêche, en ce cas ? Eh bien, après toutes ces découvertes, le récit semble se figer et ne parvient plus à ébranler notre curiosité ; peut-être est-ce dû à un maladroit dosage ou un recours trop précoce à la tradition fantasy « classique » (quête pour sauver l’ordre étatique d’un envahissement, pourrions-nous dire) ; toujours est-il que la trame décline après l’évènement perturbateur, jusqu’aux protagonistes qui perdent en magnétisme. Ceux-ci, pourtant, avaient tout pour plaire ! D’emblée, les deux personnages principaux intriguent, surprennent, se montrent tour à tour antipathiques, touchants, impartiaux ou magnanimes ; bref, de vrais caractères évolutifs et assez riches pour nous donner envie de renouer avec eux. Dans un premier temps, nous suivons Seyonne, narrateur soumis aux coutumes esclavagistes et devant subir, jour après jour, humiliations et violence, qui nous décrit avec beaucoup d’intelligence son univers. Des couloirs mosaïqués aux sordides quartiers, des palais aux ruelles bubonneuses qui sillonnent la cité, il présente son monde coupé en deux entités, comme lui, celle qui voudrait éclore et retrouver sa grandeur d’autan, et celle qui reste tapie et docile. Une dualité qui ne nous déplaira pas, et réservera des passages riches en rebondissements, capables de faire naître une continuelle attente. Et dans un second temps, nous découvrons le prince Aleksander, orgueilleux, égoïste, violent et pourtant diablement intéressant ! Entre ces deux personnages que tout semble opposé se noue une relation passionnante à suivre, humaine et cohérante. Mais d’où vient mon scepticisme, alors, me direz-vous. En bref, voici un livre à double facette, gorgé de qualités –y compris le style à la première personne, maîtrisée et fluide, bien que simple, qui donnera corps aux protagonistes et lieux décrits–, mais péchant par son côté archétypal, trop présent pour ébranler le genre. Néanmoins, il vous fera passer un agréable moment de lecture et mérite le détour, ne serait-ce que pour son ambiance dépaysante et teintée de mystères ; quant aux maladresses, elles auront l’occasion de disparaître dès le second volume, gageons-le !
Note finale : 7/10
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